Lorsqu’on connecte des rappeurs on pense toujours à cacher son portefeuille, à pas laisser traîner ses clopes sur la table et planquer son portable.

Parce qu’un rappeur c’est méchant et voleur. C’est ainsi mais c’est comme ça.

LOAS est l’exemple du rappeur qui tord le cou à ses préjugés, le garçon est beau comme un apollon et tendre et rassurant comme un pouf en velours. Après son apparition surprise aux côtés de Hyacinthe sur le sommet de la montagne du rap de France qu’est Sur La Route de l’Ammour, il a décidé d’occuper le terrain habilement par le biais de clips hautement pensés et très joliment réalisés, d’abord C2C, un clip fabriqué en Inde, Langue Maternelle, un clip hommage à Smack My Bitch Up, voici donc le troisième extrait de son œuvre: Lady Gaga (réalisé par Nicolas Capus, ancien de tous des K, fan d’Evil Dead et de Kubrick).

Les images parlent d’elles-mêmes comme disent les sourds-muets cinéphiles.

Par l’effet combiné des devoirs familiaux et du hasard j’étais à Marseille, le jour où l’équipe sauvage de LOAS a décidé de littéralement terroriser la ville pour les besoins de sa promotion visuelle sur Youtube.

Les habitants de La Plaine parlent encore avec effroi de ce fou en furie armé d’une lance projetant de la couleur sur de pauvres innocents. J’étais au Bout du Monde au moment où ce personnage a mis fin à ses jours et je peux témoigner que la détonation a fait lever tous les gabians au coucher du soleil, formant un nuage de volatiles effrayés au dessus de la mer calme. Et c’est d’autant plus impressionnant que vous n’êtes pas sans savoir que le début du mois de juillet est la période où les jeunes gabians commencent leur vie hors de l’oeuf.

(originellement publié sur dasswassuppointcom)