Robbie Rogers est le premier footballeur homosexuel à sortir du bois. Le foot est avec le rap sans conteste l’un des milieux les plus réfractaires à l’amour entre gens du même sexe. Les médias qui n’y connaissent que dalle en musique rappée t’ont fait passer Frank Ocean pour un rappeur dans le but d’en faire le premier rappeur homosexuel. Pour parler vrai, je m’en fiche pas mal de si tu lèches des chattes ou si tu suces des bites, à part si c’est la mienne.

Je viens de tomber sur Cakes Da Killa, un type de 22 ans en provenance du New-Jersey, tout ce qui y a de plus pédé et qui rappe surtout comme un enfoiré de Première Classe. Pas la compile de rap français des années 2000, plutôt comme la partie de l’avion où tu t’assieds pas. Alors voilà y a eu la Sissy bounce, Kanye West ou Mykki Blanco, mais ce Cakes, je le présente à vous comme le premier vrai rappeur pédé, il en parle beaucoup dans ses morceaux (cf. Fuck Your Boyfriend), pour ça qu’on peut lui accoler son orientation sexuelle derrière ses qualités au microphone. Pour vous convaincre en sons et en images, voilà la vidéo toute fraîche de Goodies Goodies :

Un des meilleurs morceaux de son long format The Eulogy, sorti fin janvier via Mishka Records. Ça rappe bien et essentiellement de coïts masculino-masculins. Tout du long sur des directions musicales parfaitement incohérentes: citons les termes forcément galvaudés de juke, bounce et même ball-trap pour en faire un peu trop. Ce qui compte c’est qu’on ne s’ennuie jamais durant la trentaine de minutes de ce deuxième projet (après l’EP Easy Bake Oven) sorti par l’énergumène Cakes Da Killa, jugez-en plutôt:

Le rap de New-York est de retour et son étendard est brandit par une ribambelle de rappeurs pédés. Mais bon, on m’empêchera pas d’avoir la conviction que David Beckham, Michel Platini et Jean-Luc Sassus sont de la jaquette. Parmi d’autres. J’ai les noms.

(originellement publié sur dasswassuppointcom)