Quand t’es un 80’s baby comme moi, tu te souviens de Dennis Rodman comme de l’éphémère mari de Carmen Electra, comme d’un des Bad Boys des Pistons, comme du capo de Son Altesse Michael Jordan chez les Bulls-2ème trilogie, et surtout comme du premier sur-tatoué de la NBA, comme du mec qui inspira les chevelures bigarées de Sylvain Wiltord et d’un tas de renois perdus entre l’envie de se distinguer capillairement et une certaine absence de honte.

C’est dans le cadre d’un doc produit par Vice pour HBO qu’en cette fin de février 2013, l’homme Rod s’est retrouvé à Pyongyang pour visiter un aquarium et assister à un match entre une équipe composée de quelques Harlem Globe Trotters contre la redoutable Dream Team nord coréenne. On sait juste que le score final fut de 110 partout (ce qui n’est pas courant en basket…) et qu’il y était en compagnie du leader de la sympathique contrée nord coréenne. The Worm est revenu de son voyage avec des étoiles sous les lunettes de soleil en ne tarissant pas d’éloges concernant Kim Jong-un, fils d’un dictateur lui même fils de dictateur. Si on se rappelle de ces députés communistes belges allant d’un pas léger visiter les installations de leurs homologues, rares sont les occidentaux amenés à visiter le pays pour le tourisme. C’est plutôt une destination boudée par les tour operators, faut reconnaitre.

Rodman est revenu avec une superbe veste bariolée de Dead Pres’ et un message de la part de son nouveau big homie Jong-un à l’intention d’Obama: “Appelle-moi”.
Ça me rappelle la chanson de Carly Jae Repsen.

(originellement publié sur dasswassuppointcom)