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Une porte ouverte à la chanson féminine.

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Une nouvelle compilation thématique sur Bouilleur de cru, un lien megaupload:

« marmini présente En Ballade Cruisin »

Après un entretien de plus de 25 jours avec son auteur, le mystérieux marmini, voici un condensé de seulement quelques lignes là où il en faudrait des milliers pour décrire l’objet de cette compilation, présenter son auteur, introduire une nouvelle science et probablement trouver quelques solutions pour sauver cette foutue planète:

LeMaiRe – Bonjour marmini, pour ceux qui ne vous connaissent pas, auriez-vous l’obligeance de décliner vos identités et qualifications?
marmini – Identité: boby marmini, troglodyte sud ligérien, spécialisé dans la confection de petits aliments apéros (pour la recette il est possible d’obtenir plus de détails sur 35-15 FoodElmer). Particulièrement doué pour le batissage de petites cabanes à oiseaux, entièrement cimentées et mozaïquées par bibi. C’est un travail de plusieurs mois pour chaque cabane donc il faut avoir mis un peu de côté pour s’y lancer, il faut pouvoir user de subterfuge pour trouver de l’argent. Et ça, ça passe forcément par de l’escroquerie et de la promenade d’animaux de compagnie dans les quartiers où résident les pompiers anciennement gitans.

LMR – J’imagine qu’il serait délicat d’entrer dans les détails… Depuis quel évènement et pourquoi avoir mis ce qu’on appelle « un pied dans l’écoute de la musique »?
marmini – (toussotage) Ça c’est l’appel de la nature, la grive musicienne. Spécialement celle du petit matin qui finit une longue nuit. Sinon ça vient de Winnie L’ourson et Chantal Goyave.

LMR – La compilation, généreusement offerte à ce blog, s’intitule « En Ballade Cruisin », pour quelles putain de raisons?
marmini – « En Ballade Cruisin » c’est l’expression favorite de tous mes cruisins à chaque fois qu’ils veulent balader une cruisin.
C’est l’esprit à l’américaine de ces gens là. Ils roulent en caravane mais une caravane limo. Des gens mi-gitans mi-compagnons, c’est comme ça qu’on les élève, dès les premiers biberons, dès les premières gourmettes. Ça s’effectue sur chemins en foin et parkings de grande surface, avec parfois un bon rodéo sur terrain de pétanque.

LMR – Un petit mot sur le double sens amusant du mot « ballade »?
marmini – C’est plutôt l’ambiance du rock doux, des petits moments Johnny, Texas,… Bref ce qu’on écoute sur les chantiers. On n’a pas besoin de musique dure, il fallait que ce soit comme une droite dans un gant en plumes, un piment à la menthe.

LMR – Il n’y a que des filles qui chantent sur ce fichier?
marmini – En tant qu’enfant de louve, je me sens naturellement proche des petits couinements que peuvent émettre les personnes de genre féminin.
En bref, au lieu de partager des campagnols (parce que c’est vrai que c’est pas amusant longtemps, tu te lasses vite), au fur et à mesure, ça se fait en plusieurs étapes, tu passes du partage de stères de bois au partage de la musique. Chez certains, cette musique donne l’envie de ramasser des palourdes voire de confectionner des tonneaux à vins ou même d’apprendre à conduire des camions à grues. Je fais une petite parenthèse: ça me fait penser que je viens de me faire saloper un chantier entier par un mec qui conduit une grue. Pas sûr qu’il la conduise longtemps car un boulon mal boulonné est vite arrivé et il descendra plus vite qu’il sera monté.

LMR – Serait-il possible de savoir avec quoi manger cette compilation?
marmini – Vous voulez une #SOUNDCOOKOLOGY?
Par exemple la chanson d’Adele ça serait un beurre de cacahuètes sur une grosse ganache vendéenne, celle d’Hindi Zahra une entrée de concombres à la crème. India Arie permet d’apprécier des huîtres chaudes au champagne. Le morceau du Clubhouse doit être dégusté en compagnie  d’une tarte à la fraise arrosée d’un verre d’absinthe.  Jill Scott en café, gourmand évidemment.
Pour Joy Jones il n’y a pas beaucoup d’autres solutions que de se faire griller au four un poulet caramel-ananas et de le servir avec un simple  sirop de litchee.

Les amateurs de grosse glace chantilly au sirop de framboise avec plein de boudoirs dedans et une grosse cerise dessus vont apprécier l’écoute de la chanson de Leela James (et j’en connais pas des gens qui mangent ça, mais j’imagine que c’est ce que peut écouter une américaine qui s’est vêtue d’un costume chaussons-pyjama un soir du début de l’hiver, il est entre 21 heures 30 et 22 heures pour être tout à fait complet dans la description de la scène ).

Lorett Fleur donne l’occasion de cuire une côte d’agneau au gros sel de Guérande avec une purée maison et son incontournable puits de beurre salé tout droit sorti du marais salant de Guérande, en avant Guérande. Elle donne également  l’occasion de sortir un beau verre pour y mélanger son meilleur vin et son Coca le plus frais.
Quand je me retrouve dans un bar lounge avec les pirates du coin, les vieilles connaissances,  je mets obligatoirement  la chanson de Rosie Brown, parce que je sais qu’on va se taper un cake aux CHAMPIGNONS armé d’amandes douces et habillé d’un manteau de véritable caramel (salé de Guérande, celui qu’on peut trouver au Pouliguen, le long du port, juste après le manège).

Tekitha,  je l’écoute au casque avec un gros sandwich de pain italien au foie gras persillé, tomates cerise, généralement à Trentemoult, qui valent mieux que 40 durs…

LMR – (rires) On fait un PES?

marmini –  OK, je change de short.

(20 minutes plus tard, après une lutte de pouces acharnées):

LMR – Reprenons s’il vous plait. Il nous reste trois chansons à associer à des mets…

marmini – The Amalganation, difficile… Un Baileys avec une grosse part de fraisier, un trois quart de fraisier. Pourquoi pas le déguster au bord de l’erdre celui-là. Seul, évidemment. Sinon pour la prochaine, celle de The Shoes,  je n’envisage vraiment pas de déguster autre chose que des cuisses de grenouilles farcies d’ail et de persillades diverses. Le morceau de V.V. Brown quant à lui, il faut avoir les moyens de se payer un restau sur la côte un midi de tempête. Commander un bon homard simplement avec du pain et de la mayonnaise, peut-être quelques crevettes grises dans une petite bolée à côté. Et la serviette-citron, le rince-doigts, une bouillotte remplie de bouillon.

LMR – Et la fantastique dernière chanson, Yasuko Agawa?

marmini – Des sushis sous compression d’air, des sushis californiens super relevés, dans un boui-boui de tôle qui sert à la fois des tapas, des rognons et des crabes de terre , en tailleur sur le sol, un endroit où la spécialité est le coq scalpé.

Le genre d’endroit où on a tendance a retrouver son vélo sans selle et les pneus crevés, sur le low rider, on roule au plus bas. Que voulez-vous c’est contraignant mais j’ai pas de cadenas…

LMR – On se fait un billard?

marmini – J’prends la manette 2.

(1 heures 48 plus tard)

LMR – Pour conclure, marmini, comment comptez-vous sauver la planète?

marmini – On s’prend pas la tête, coups de pioche, on aplanit le terrain, avec tous les outils possibles, un bon ragréage avec une pente de 45, et là dessus faut mettre du pleine masse, du bon carreau de 100 par 300, faut agrandir la surface, visuellement faut enlever tout le quadrillage pour qu’on ait un point de fuite correct. Ensuite, et seulement ensuite, on pensera à élever les gens à base de musique et de nourriture, le tout agrémenté d’une culture tatouage qui nous permettra de tous se repérer. On équipe tout le monde d’une puce électronique avec la possibilité pour chacun de commander l’autre pour éviter les comportements facétieux. Pour le problème des grosses vagues, on place des piscines dans les océans. Et des gros élastiques pour le reste des catastrophes naturelles, je pense qu’il faut contrôler ça au maximum, stop les volcans et les tsunamis. Nous n’en voulons plus ici.

LMR – Un dernier mot, pour la route?

marmini – yeup.

NB: #SOUNDCOOKOLOGY= MANGER + ECOUTER