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Grave SPOILER/Grave SPOILER/Grave SPOILER/Grave SPOILER/Grave SPOILER/Grave SPOILER/Grave SPOILER/Grave SPOILER/ Ne pas continuer à lire si pas arrivé au bout de The Sopranos.

My only friend the end...

My only friend the end...

Au commencement d’une série il y a la fin.

En gros, à la fin les créateurs me disent que je suis une belle merde d’avoir suivi leur show.
Les gens sont tristes que ce soit fini, les gens ne veulent pas que ça s’arrete, on leur impose un écran noir de 30 secondes et une chanson au gimmick adapté à la situation pour qu’ils pigent bien.
Au fil des derniers épisodes, on sent les scénaristes retourner les liens d’affection que l’on avait pour les personnages.

Principalement quand Dr. Melfi est convaincue par ses amis que Tony ne fait pas de progrès et peut même se servir de la thérapie pour son propre bénéfice sociopathe.

Mais aussi avec l’évolution de celui qui aurait pu faire de la série une saga: par ce retour à l’ordre normal dans la vie d’A.J, dont la fausse T.S nous apprend qu’il aime finalement deux choses dans la vie: les voitures (surtout quand elles brûlent) et les gonzesses, comme son père.

Et enfin quand ils dramatisent à outrance le créneau et l’arrivée de Meadow dans la dernière scène avec cette façon d’utiliser encore une fois des ressorts surefficaces en matière d’effets sonores, de montage et de réalisation dans un moment où on scrute le minuteur parce qu’on sait que l’épisode est théoriquement fini.
Il ne reste plus qu’à balancer l’ultime perle de morceau qui clouera ton bec, pigeon. Parce que là, c’est comment laisser le dernier mot à la musique en une seule et unique leçon:

‘Don’t Stop Believin’ par Journey et on met un bon fond noir sur trente secondes.
T’as pigé?
Je sentais depuis un moment que les créateurs avaient peur de Frankenstein, au lieu d’assumer la dépendance engendrée auprès du public par une des rares séries à n’avoir jamais connu de baisse de régime, ils se sont retournés contre le spectateur.
Nous accusant dans un bon clin d’oeil de complicité d’avoir co-créé ce monstre.
Parce que Tony Soprano est un monstre, un monstre que l’on aime.

Vous avez peur de l’influence de Tony Montana ou de Michael Corleone sur la culture et le comportement de vos enfants? Eloignez-les de ‘T’ Soprano.

T. va les bouffer.
T. c’est l’affection à un monstre en 86 episodes de 50 minutes chacun comme un petit film. Le tout composant un film de plus ou moins 70 heures.

Le moment musical le plus fort de la série avant ce dernier coup d’éclat, le mix génial d’Every Breath You Take et du thème de la série Peter Gunn alors que les feds essaient de placer des micros chez les Sopranos.

LeMaiRe

PS: Tony Soprano • Dr. Jennifer Melfi • Carmela Soprano • Christopher Moltisanti • Junior Soprano • Meadow Soprano • A.J. Soprano • Janice Baccalieri • Silvio Dante • Paulie Gualtieri • Adriana La Cerva • Bobby « Bacala » • Livia Soprano • Johnny Sack • Vito Spatafore • Furio Giunta • « Big Pussy » Bonpensiero • Tony Blundetto • Ralph Cifaretto • « Larry Boy » Barese • Ray Curto • Artie Bucco • Charmaine Bucco • Jackie Aprile, Jr. • Rosalie Aprile • Phil Leotardo • Hesh Rabkin • Richie Aprile • Carmine Lupertazzi • Little Carmine • Mikey Palmice • Patsy Parisi • Benny Fazio • Carlo Gervasi • Agent Dwight Harris • Eugene Pontecorvo • « Little Paulie » Germani • Butch DeConcini

Ps 2: Monsieur One (et tous ceux qui ont été traumatisés par cette série et cette conclusion) est fortement invité à réagir. Ceci est une ébauche modifiable, j’aimerais en faire une thèse sur le génie de David Chase. Je voudrais devenir rempailleur de Chase.