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Atta, je refais mes lacets.

Robert Nesta & Henri Michel, peinards à la Jonelière...

Robert Nesta & Henri Michel, peinards à la Jonelière...

Je m’étais promis de ne plus parler de foot ici, parce que le foot c’est segmentant comme on dit dans les milieux de la communication et que parfois dans le flot d’ambitions contradictoires qui m’assaillent concernant cette page, j’aimerai rassembler le maximum de personnes, que chacun puisse y trouver son bonheur, un peu comme dans un spectacle d’Anne Roumanoff.

Mais voilà, parfois, il faut savoir remiser ses ambitions dans sa poche, mettre un mouchoir sur ses rêves expansionnistes et laisser parler son coeur.

Ce billet est une ode à l’une des personnalités les plus FasCiNantes (huhuhu) du football français, j’ai nommé le grand Jean-Claude Suaudeau.

En ces temps un peu délicats pour le football ligèrien, il fait chaud au coeur de se replonger dans une époque pas si lointaine où l’on parlait du « jeu à la nantaise« . Et de mes yeux de bébé né sous Mitterrand, Coco symbolisait ce truc d’être meilleur en équipe, l’art du mouvement, c’est le ballon qui devait courir et pas les joueurs. Quand j’étais petit dans la cour, la réussite de Coco entretenait l’espoir qu’on pouvait jouer comme eux, nous les enfants, et que les nantais jouaient comme les brésiliens, en marchant.Pas besoin d’être fort, c’est le ballon qui doit aller vite et être ton arme, prendre l’adversaire à revers, l’art du contre-pied.

Le système avant l’individu, un procédé pas forcément appréciable à d’autres domaines que le foot d’ailleurs, mais tellement rafraichissant. Aujourd’hui, tous les footeux ergottent à longueur d’ondes et colonnes, ils sont parfaits, ambitieux, estiment que ci et çà, arrogant de suffisance. Alors qu’à une époque pas lointaine on les croisait avec des clopes au bec, j’ai envie de dire sympas, on s’étonnait même pas, Barthez et Blanc s’en grillaient dans les vestiaires avant de s’embrasser la calvitie et de gagner la coupe du monde. Maintenant le footballeur est un fan de tunning qui se filme quand il baise et clame qu’il mérite le ballon d’or.

Il reste bien Gallas et son mégot, mais il sera viré par la concurrence et l’ego de ses gars, comme Ségo et ses gaffes. Le jeu selon Coco c’est comme Sega: c’est plus fort que toi, mais elle est finie la saga.

C’est presque passéiste ce billet, en tout cas pas drôle du tout, en plus y a même pas de .mp3 cadeau pour tes oreilles. Je me fous un peu de votre gueule là. Alors tiens: je te donne un titre que j’ai même pas écouté parce que pas envie, un morceau d’un groupe nantais de pseudo métal pour jeune fraggles émo:

Justin(e) – Jean-Claude Suaudeau, 2008

C’est tout l’art du contre-pied ça. L’arme fatale 3.

Contre-pied parfait.

Contre-pied parfait.

Le contre-pied est un terme qui définit parfaitement ma façon de cogiter, il faut tout le temps que j’exprime le contraire de ce que j’estime être « la pensée dominante ». C’est la recette de base de mon humour fascinant, mais ça peut être délicat en société, je contrepiète à tout va. Certains me trouvent trop con et d’autres trop gentil. Je peux défendre une thèse et son contraire.

Mon point de vue est balisé par des filets dérivants. Je vais systématiquement avoir des réflexions en contradiction avec ce que l’on peut attendre, qu’il s’agisse du bon sens ou de la morale.  Cette dernière phrase a été empruntée à Georges Chétochine, le comportementaliste de Y’a Pas Photo qui aurait diagnostiqué dans mon cas un trouble de la personnalité schizoÏde, c’est dire s’il faut en saisir le sens.

Le contre-pied, c’est un jeu dont parfois on est prisonnier et qui peut être à double tranchant, mais qui est drôlement plus fun que le plat du pied.*

*:Le lecteur tatillon objectera qu’il est possible de faire un contre-pied du plat du pied, mais le lecteur tatillon moi, je le laisse tatillonné, quand il aura bien tatillonné, il reviendra et je choisirai la punition: la lecture du livre de Jérôme Rothen ou l’écoute du dernier Kanye West, je me tâte (mais pas en public).

LeMaiRe.

PS: putain le ps…Remarque je l’aime bien Martino Bry, il est sympa.

PS2: je me détache petit à petit de mon addiction à PES et j’ai réussi à citer Georges Chétochine et surtout Anne Roumanoff sans dire du mal, je vais mieux, l’hiver arrive.