En Ballade Cruisin

Posté dans Assortiment avec des tags , , , , , le 20 septembre 2011 par LeMaiRe

Une porte ouverte à la chanson féminine.

Couverture:

Fermeture:

Une nouvelle compilation thématique sur Bouilleur de cru, un lien megaupload:

“marmini présente En Ballade Cruisin”

Après un entretien de plus de 25 jours avec son auteur, le mystérieux marmini, voici un condensé de seulement quelques lignes là où il en faudrait des milliers pour décrire l’objet de cette compilation, présenter son auteur, introduire une nouvelle science et probablement trouver quelques solutions pour sauver cette foutue planète:

LeMaiRe – Bonjour marmini, pour ceux qui ne vous connaissent pas, auriez-vous l’obligeance de décliner vos identités et qualifications?
marmini – Identité: boby marmini, troglodyte sud ligérien, spécialisé dans la confection de petits aliments apéros (pour la recette il est possible d’obtenir plus de détails sur 35-15 FoodElmer). Particulièrement doué pour le batissage de petites cabanes à oiseaux, entièrement cimentées et mozaïquées par bibi. C’est un travail de plusieurs mois pour chaque cabane donc il faut avoir mis un peu de côté pour s’y lancer, il faut pouvoir user de subterfuge pour trouver de l’argent. Et ça, ça passe forcément par de l’escroquerie et de la promenade d’animaux de compagnie dans les quartiers où résident les pompiers anciennement gitans.

LMR – J’imagine qu’il serait délicat d’entrer dans les détails… Depuis quel évènement et pourquoi avoir mis ce qu’on appelle “un pied dans l’écoute de la musique”?
marmini – (toussotage) Ça c’est l’appel de la nature, la grive musicienne. Spécialement celle du petit matin qui finit une longue nuit. Sinon ça vient de Winnie L’ourson et Chantal Goyave.

LMR – La compilation, généreusement offerte à ce blog, s’intitule “En Ballade Cruisin”, pour quelles putain de raisons?
marmini – “En Ballade Cruisin” c’est l’expression favorite de tous mes cruisins à chaque fois qu’ils veulent balader une cruisin.
C’est l’esprit à l’américaine de ces gens là. Ils roulent en caravane mais une caravane limo. Des gens mi-gitans mi-compagnons, c’est comme ça qu’on les élève, dès les premiers biberons, dès les premières gourmettes. Ça s’effectue sur chemins en foin et parkings de grande surface, avec parfois un bon rodéo sur terrain de pétanque.

LMR – Un petit mot sur le double sens amusant du mot “ballade”?
marmini – C’est plutôt l’ambiance du rock doux, des petits moments Johnny, Texas,… Bref ce qu’on écoute sur les chantiers. On n’a pas besoin de musique dure, il fallait que ce soit comme une droite dans un gant en plumes, un piment à la menthe.

LMR – Il n’y a que des filles qui chantent sur ce fichier?
marmini – En tant qu’enfant de louve, je me sens naturellement proche des petits couinements que peuvent émettre les personnes de genre féminin.
En bref, au lieu de partager des campagnols (parce que c’est vrai que c’est pas amusant longtemps, tu te lasses vite), au fur et à mesure, ça se fait en plusieurs étapes, tu passes du partage de stères de bois au partage de la musique. Chez certains, cette musique donne l’envie de ramasser des palourdes voire de confectionner des tonneaux à vins ou même d’apprendre à conduire des camions à grues. Je fais une petite parenthèse: ça me fait penser que je viens de me faire saloper un chantier entier par un mec qui conduit une grue. Pas sûr qu’il la conduise longtemps car un boulon mal boulonné est vite arrivé et il descendra plus vite qu’il sera monté.

LMR – Serait-il possible de savoir avec quoi manger cette compilation?
marmini – Vous voulez une #SOUNDCOOKOLOGY?
Par exemple la chanson d’Adele ça serait un beurre de cacahuètes sur une grosse ganache vendéenne, celle d’Hindi Zahra une entrée de concombres à la crème. India Arie permet d’apprécier des huîtres chaudes au champagne. Le morceau du Clubhouse doit être dégusté en compagnie  d’une tarte à la fraise arrosée d’un verre d’absinthe.  Jill Scott en café, gourmand évidemment.
Pour Joy Jones il n’y a pas beaucoup d’autres solutions que de se faire griller au four un poulet caramel-ananas et de le servir avec un simple  sirop de litchee.

Les amateurs de grosse glace chantilly au sirop de framboise avec plein de boudoirs dedans et une grosse cerise dessus vont apprécier l’écoute de la chanson de Leela James (et j’en connais pas des gens qui mangent ça, mais j’imagine que c’est ce que peut écouter une américaine qui s’est vêtue d’un costume chaussons-pyjama un soir du début de l’hiver, il est entre 21 heures 30 et 22 heures pour être tout à fait complet dans la description de la scène ).

Lorett Fleur donne l’occasion de cuire une côte d’agneau au gros sel de Guérande avec une purée maison et son incontournable puits de beurre salé tout droit sorti du marais salant de Guérande, en avant Guérande. Elle donne également  l’occasion de sortir un beau verre pour y mélanger son meilleur vin et son Coca le plus frais.
Quand je me retrouve dans un bar lounge avec les pirates du coin, les vieilles connaissances,  je mets obligatoirement  la chanson de Rosie Brown, parce que je sais qu’on va se taper un cake aux CHAMPIGNONS armé d’amandes douces et habillé d’un manteau de véritable caramel (salé de Guérande, celui qu’on peut trouver au Pouliguen, le long du port, juste après le manège).

Tekitha,  je l’écoute au casque avec un gros sandwich de pain italien au foie gras persillé, tomates cerise, généralement à Trentemoult, qui valent mieux que 40 durs…

LMR – (rires) On fait un PES?

marmini -  OK, je change de short.

(20 minutes plus tard, après une lutte de pouces acharnées):

LMR – Reprenons s’il vous plait. Il nous reste trois chansons à associer à des mets…

marmini – The Amalganation, difficile… Un Baileys avec une grosse part de fraisier, un trois quart de fraisier. Pourquoi pas le déguster au bord de l’erdre celui-là. Seul, évidemment. Sinon pour la prochaine, celle de The Shoes,  je n’envisage vraiment pas de déguster autre chose que des cuisses de grenouilles farcies d’ail et de persillades diverses. Le morceau de V.V. Brown quant à lui, il faut avoir les moyens de se payer un restau sur la côte un midi de tempête. Commander un bon homard simplement avec du pain et de la mayonnaise, peut-être quelques crevettes grises dans une petite bolée à côté. Et la serviette-citron, le rince-doigts, une bouillotte remplie de bouillon.

LMR – Et la fantastique dernière chanson, Yasuko Agawa?

marmini – Des sushis sous compression d’air, des sushis californiens super relevés, dans un boui-boui de tôle qui sert à la fois des tapas, des rognons et des crabes de terre , en tailleur sur le sol, un endroit où la spécialité est le coq scalpé.

Le genre d’endroit où on a tendance a retrouver son vélo sans selle et les pneus crevés, sur le low rider, on roule au plus bas. Que voulez-vous c’est contraignant mais j’ai pas de cadenas…

LMR – On se fait un billard?

marmini – J’prends la manette 2.

(1 heures 48 plus tard)

LMR – Pour conclure, marmini, comment comptez-vous sauver la planète?

marmini – On s’prend pas la tête, coups de pioche, on aplanit le terrain, avec tous les outils possibles, un bon ragréage avec une pente de 45, et là dessus faut mettre du pleine masse, du bon carreau de 100 par 300, faut agrandir la surface, visuellement faut enlever tout le quadrillage pour qu’on ait un point de fuite correct. Ensuite, et seulement ensuite, on pensera à élever les gens à base de musique et de nourriture, le tout agrémenté d’une culture tatouage qui nous permettra de tous se repérer. On équipe tout le monde d’une puce électronique avec la possibilité pour chacun de commander l’autre pour éviter les comportements facétieux. Pour le problème des grosses vagues, on place des piscines dans les océans. Et des gros élastiques pour le reste des catastrophes naturelles, je pense qu’il faut contrôler ça au maximum, stop les volcans et les tsunamis. Nous n’en voulons plus ici.

LMR – Un dernier mot, pour la route?

marmini – yeup.

NB: #SOUNDCOOKOLOGY= MANGER + ECOUTER

GrrrrrrrrrrrrrrrrrR Easily

Posté dans Promotion avec des tags , , , le 4 mai 2011 par LeMaiRe

Chers adhérents, chères adhérentes,
Il est venu le temps de sortir dehors, mai plait, playmate.

J’avais voulu, en ces temps de solide aridité, faire preuve d’un poil de solidarité,
Expliquer comment me retrouver sur les réseaux sociaux, m’entendre vociférer ou twitter

Je l’ai fait. Par une conjonction combinée de plusieurs générations de maraboutage famililal,
Insérer les boutons dans la barre de droite de ce blog faisait par un jeu de poulies d’ascenseur albanais
Perdre tous les articles présents depuis le début sur ce blog.
Rien de grave, sauf pour les quelques délicieux jpegs de chatons,
Comme la moutarde commençait a calmement me monter au zen et que c’est la meilleure de toutes, j’ai décidé de vous la faire à l’ancienne:

TWITTER ID MOSSIEURLEMAIRE

FACEBOOK ID BOUILLEUR DE CRU

Et comme je suis pas du genre à te la faire à l’envers, retrouve toutisuite un POINTMP3 malicieux de ma collec (et il est frais as fuck)

TECH N9NE – Worlwide Choppers ft. Yelawolf, Busta Rhymes, Twista, Ceza, JL B.Hood, Uso, D-Loc & Twisted Insane

Bisous.

LeMaiRe.

La meilleure série du moment

Posté dans Promotion avec des tags , , , le 29 mars 2011 par LeMaiRe

Donnons un peu d’amour l’espace d’un instant à James “Manatane” Deano:

J voulais faire un Deanomane et pis pas le courage

Il y a un peu plus d’un mois le rappeur blanc James Deano commençait par ce clip une série hebdomadaire de freestyles toujours en cours.
Exercices de styles dans lesquels l’animal prend plaisir à camper un personnage et à le représenter sur les instrumentales les plus variées possible.
Et grand bien nous fasse aux faces.
Le stratagème du faux retour raté est à mon sens une idée lumineuse.

La série des freestyles se déroule toute seule en bas de la page youtube, pour les moins au fait des subtilités de cet internet.
Et le niveau du garçon en rap me laisserait presque penser secrètement que les meilleurs rappeurs français ne le sont jamais.
Mais ça n’aurait aucun sens.

Allez, en vous remerciant, bonsoir

LeMaiRe.

Rang d’Homme #2

Posté dans Assortiment avec des tags , , le 4 mars 2011 par LeMaiRe

Deuxième volet d’une série de morceaux de musiques ayant pour point commun leur interprétation par des artistes d’origine masculine, en général.

"Le Bienvenue à Jean-René - San Diego - 2007"

Il s’agit encore une fois de faire un billet sur un titre choisi au hasard de la fonction random, cette allégorie de la vie.
La roue a tourné, mon gars. Et comme dirait Express Di: travaille comme un iench ça te récompensera.
Grand gagnant de la loterie: Les frères Clipse encore une fois.
Comme ces gens qui gagnent deux fois le gros lot à l’escroquerie fiscale machiavélique EUROMILLIONS.
Mais quand je dis les frères Clipse, c’est mon préf et qui rappe dur un beat que j’aime, depuis son apparition sur la no mixtape de tonton Bun B, sous le nom de Put It Down.
Pusha T, jeune fougueux, repart en cuisine et nous offre cette cover en Cook It Down savoureux:

DOWNLOAD POINTMP3
PUSHA T – COOK IT DOWN

LeMaiRe.

Un dix de masse corporelle

Posté dans Compte-Rendu avec des tags , , le 28 février 2011 par LeMaiRe

Un angle d’attaque quasi parfait.

Lil'Fame

Le contexte:
On me dit souvent: “tu parles jamais du contexte”.
Eh bien soit, entendons les critiques, voilà qui est fait.

Ce week-end par la région nantaise, nous évoluions sous pavillon rap dur, rap fort, rap des 90′s hurlantes, L’Olympic accueillait coup sur coup et dans le cadre de la 7ème édition d’HipOpsession, les deux groupes les plus braillards des années Giuliani new-yorkaises:
Onyx et M.O.P.

Passons rapidement sur la qualité des interventions musicales, il ne reste plus grand chose de musical là dedans, de toute manière. Ca se passe à l’énergie.

Evoquons ici ensemble et plutôt les différences d’évolution des corps de nos américains.
D’un côté Sticky Fingaz et Fredro Starr et de l’autre Billy Danzenie et Lil’Fame.
Deux approches totalement opposées de la gestion de son corps.
Les deux Slammers nous offrent un galbe parfaitement dessiné par les protéines poudreuses, muscles saillants et tatoués mis en valeur dans le fameux marcel de salle de gym. Une superbe présentation qui donnerait presque envie de soulever moins de pintes et plus de fontes.
Quand aux deux de Brownsville, sauvons dans un élan de générosité Billy Danze, principalement par respect pour son prénom plutôt que pour sa corpulence. Attardons nous plutôt sur le grillz porteur le plus rieur de l’histoire du rap américain, le papa de Wacka, le bibendum de Brooklyn, vous avez reconnu Fizzy Womack aka Lil’Fame.
Je le recroisais ce week-end pour la troisième fois en 7 ans, et le choc fut important. L’homme a réussi à engranger encore quelques pounds dans un ventrou déjà pourtant en full capacity.
Après cette étonnante découverte une question subsiste:

Comment font les américains pour trouver des t-shirts recouvrants leurs bidons avec une telle efficacité?

LeMaiRe.

Rap de vingtenaire

Posté dans Portrait avec des tags , , , , , , le 18 février 2011 par LeMaiRe

Regardez autour de vous, les rappeurs sont vieux.

4 20 15

LES PETITS
Si on jette un oeil outre-Atlantique, on constate que les jeunes sont poussés sur le devant de la scène alors qu’on met les vieux à la porte (qui viennent alors faire des concerts fiscaux en Europe). En ce moment les amis ricains sont sur le zizi dur car encore juvénile de mecs comme Tyler de OFWGKTA ou Lex Luger qui n’ont pas atteint leur 20 ans.

Ici il sera question d’une espèce rare: le jeune rappeur français de qualité.
Il semblerait qu’on ait déniché une bande de jeunes connards plus ou moins parisiens qui vont par plusieurs noms (L’entourage, SCrew, POS, 1995). Appelons les 1995 pour étayer la démonstration suivante:
Si t’as 20 ans et que tu cherches un public, t’as tout intérêt à chopper les gens les gaziers et les gazières de 15/16 ans, donc né en …1995.
Coeur de cible: done.
Mais là où les gamins cartonnent, c’est qu’ils développent une esthétique et un univers tout “golden era du rap français”, comme si ça avait existé.
On surfe sur la nostalgie et on choppe un deuxième soutien: les trentenaires.
Bien joué, les jeunes ont tous appris l’art de la guerre à grands coups d’épisodes de Koh Lanta.
Allez ne boudons pas notre plaisir, ces petits kickent et c’est ce qui compte:

BONUS POINTMP3
DOWNLOAD 5 Majeur – On pèse

LeMaiRe.

Live riz porte

Posté dans Compte-Rendu avec des tags , , le 14 février 2011 par LeMaiRe

Avant, je prenais le stylo et je racontais les concerts de la veille.
Maintenant aussi, mais ce sont de touches dont je me sers.

Hier soir (si tu lis aujourd’hui s’entend), le Ferrailleur (sympathique café-concert dont la liste des hôtes est déjà légendaire) accueillait un ticket états-uniens composé de Jean Grae et du kiki de tous les kikis, Pharoahe Monch. De quoi faire sortir de sa tanière le plus casanier des suricates.
Sans trop se faire attendre, sans être à l’heure non plus, c’est d’abord Jean Grae qui apparait, accompagnée de sa choriste dont le nom ne m’a pas paru évident à retenir et à l’intérieur de laquelle on pourrait facile mettre une paire de Jean.
Toute d’agressivité rieuse, la maîtresse des battles new-yorkais nous sert un set survitaminé par son fast rap intelligible. Le tout parsemé ça et là de quelques saynètes amusantes, prenant ainsi vigoureusement à partie les membres fatigués de cette fosse molle, comme un dimanche soir. On notera la présence aux 1′s&2′s de Mr Len, de Company Flow, on le notera d’ailleurs avec une certaine complaisance (3,5/5 en artistique, 4/5 en technique).

Vint après cette mise en bouche déjà bien consistante le tour de ce qu’on appelle désormais en ville “la bande à Monch”, une arche de noé, un bataillon désordonné, une équipée so vage. On va rapidement passer sur la prestation d’ensemble, Pharohae Monch un poil en roue libre, sûrement en fin de week-end chargé/sortie de restaurant arrosé lui aussi. Mais tout de même largement au-dessus de la prestation moyenne du rappeur américain en villégiature européenne. On se souviendra pêle-mêle de quelques évocations de morceaux constitutifs de ma culture rap tel que My Life, Got You, Push ou encore les monuments Oh no et Simon Says. Les plus exigeants d’entre nous regretteront un son extrêmement fort (toujours pour un dimanche soir) et l’oubli de quelques classiques (the Light, Gun Draws, Behind Closed Doors, Agent Orange, tout Organized Konfusion). Ce qu’on a surtout vu, ce qui nous a surtout marqué, ce qui à lui seul aurait mérité les milliers de francs que coutait cette soirée, c’est un choriste absolument étudié pour le show, une machine de guerre. Une sorte de rêve de casteur de télé-crochets, le mec qui vit son truc jusque ce que son coeur cède. Un look sans précédent, mélange de veste en cuir remontée au coude et de marcel noir, de lunettes de soleil et de Jesus Piece. Quelqu’un pouvant tour à tour évoquer au spectateur Freeman d’IAM époque zoulous et 2PAC de Death Row époque vivant, le tout porté par un sens de l’acting à côté duquel le jeu de n’importe quel acteur de Plus belle la vie mériterait un Oscar.
Bref, j’avais jamais ri aux larmes à un concert avant hier soir.

LeMaiRe.

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